Tout commence quand je monte mon dossier pour la Sorbonne. On me demande une copie de mon diplôme, et forcément… je l’ai perdu. Dans un carton, entre deux déménagements, je n’ai plus ni bac, ni bts. Embêtant…
Je décide donc d’appeler le rectorat de Nancy-Metz pour obtenir les précieuses attestations de réussite. Pas de soucis, on me dirige vers deux bureaux différents, et on me donne la marche à suivre. (copie de pièce d’identité, tout ça…) Hop j’envoie le tout, et j’attends. Une semaine plus tard, je reçois mon attestation de Bac, et je sais que celle de BTS arrivera un peu plus tard parce que “vous comprenez, on est en plein examen et on a d’autres choses plus urgentes à faire”. Soit.
Je reçois un courrier 15 jours plus tard, m’annonçant que c’est l’académie de Reims qui aurait les procès verbaux de ce BTS. Nouveau coup de téléphone, nouveau courrier dans la foulée et nouvelle attente. Entre temps, mon dossier est accepté à la Sorbonne, mais il faut quand même fournir cette fichue attestation. Je relance l’académie de Reims hier, et j’ai un magnifique mail en réponse, que je ne peux m’empêcher de copier ici
J’ai bien reçu votre courrier du 7 mai 2010 et votre message du 21 juin 2010. J’ai fait ressortir les archives de 1996 mais je ne vous trouve pas sur le procès-verbal.
Comment dire. TU AS EU MON COURRIER MAIS TU AS PAS JUGE BON DE ME PRÉVENIR QUE TU ME TROUVAIS PAS <insérez ici les insultes que vous préférez> J’écumais de rage. Plus d’un mois d’attente, sans retour ni par courrier, ni par mail, ni par téléphone, j’aurais pu crever la bouche ouverte, j’aurais pas eu de réponse si je n’avais pas relancé. Parce que bête et disciplinée, moi on me dit “ça prendra un peu de temps, vous inquiétez pas”, ben je m’inquiète pas. Enfin, pas trop.
Je répond dans la foulée, en donnant les informations supplémentaires qu’elle demande. Et là, le pompon, que dis-je l’apothéose :
J’ai bien reçu votre message. En aucun cas, vous ne dépendez de l’Académie de REIMS. Il vous appartient de vous adresser au Rectorat de NANCY-METZ pour obtenir votre diplome ou une attestation de réussite.
Le serpent qui se mord la queue, Kafka dans toute sa splendeur. Et c’est reparti pour un tour de téléphone à l’académie de Nancy, où j’ai en moins de 10 minutes, 3 interlocuteurs différents à qui j’explique mon cas. Le dernier semble de bonne volonté mais il pose le téléphone quelques instants et j’entends “Qui était là en 1996 ?”. Je dois rappeler demain, je sens que ça va être encore une fois épique. Je vous raconterai….