11h au boulot : je regarde par la fenêtre et que vois je ? La neige ! Youpee tralalala, j’aime bien la neige, j’aime bien le bruit qu’elle ne fait pas en tombant, cette impression ouaté qui se dégage de toute cette blancheur, la sensation de la neige sur ma peau…

12h Sortie du boulot et là LE hic. La neige ça glisse. Après avoir traversé la rue en une superbe glissade made “dans mes baskets”, je me retrouve collée contre ma voiture. Ni une ni 2 je saute dedans pour aller manger un restant de lasagnes chez moi, bien au chaud. C’était sans compter sur la neige, qui sournoisement, à la suite du passage des voitures, s’écrase, se tasse, se fait glissante sous les roues.

Et c’est comme ça que je me retrouve régulièrement sur la voie de gauche pour avancer jusque chez moi. Remarquez, c’est joli tout ces zig zag dans le rétro intérieur de ma voiture. Ils prouvent ma maitrise parfaite de la conduite sur neige. Comment ça je suis censée aller tout droit et pas faire de dessins dans la neige ? Je fais ce que je veux non mais !

Arrivée chez moi après juste une frayeur : forcément y’a toujours un abruti pour freiner brusquement en plein dans un virage et commencer un joli 190° devant moi… enfin quand je dis devant, je mets au moins 100 mètres entre les voitures qui me précèdent et moi, histoire de bien voir mes propres traces de zig zag dans la neige. Donc ledis abruti se retrouve sur la voie de gauche dans le bon sens de la marche de ladite voie. Moi je passe en rigolant doucement.

Le hic ensuite, c’est que la neige, loin de s’arrêter (pour une fois qu’elle est de sortie elle en profite la bougresse) continue de tomber. Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… Me voilà obligé d’appeler le boulot pour cause d’impossibilité de remonter la pente devant chez moi. Sans élan, impossible de le faire, d’ailleurs le voisin vient pour la 3ème fois de reculer sur notre trottoir, encore une fois et il nous payera un coup à boire je crois.

Bref, j’étais censé rester chez moi, peinarde, mais quand j’ai vu la lame passer devant chez moi suivi de près par la saleuse, je me suis dit : bon, la sieste sera pour demain on y va.

Et ben, sel ou pas j’ai quand même mis plus d’une demi heure pour un trajet qui ne me prend d’habitude que 10 pauvres minutes.

Tant mieux, j’ai eu le temps de parfaire mes glissades dans la neige fraiche, parce que la saleuse ne faisait que passer… Elle retournait faire son sock de sel en fait…