Motivation [MODE OFF]
Par Toonnette le Vendredi, mars 12 2004, 18:00 - Persistence rétinienne - Lien permanent
Je ne sais pas ce que j’ai depuis hier mais j’ai un degrès de motivation qui frôle le 0 absolu…
En plus j’ai oublié des trucs en faisant mon sac tout à l’heure, tant pis, on s’en passera, y’a pas mort d’homme de toute façon.
Je crois que l’attentat à Madrid m’a flanqué un coup quand même. Je ne connais pas d’Espagnol, je ne pratique pas la langue mais le fait que ça soit une capitale européenne qui soit touché, ben moi ça m’en fiche un coup. Parce que l’amour de ma vie habite dans une capitale et que tout le monde sait que ce sont ces villes là qui sont touchées les premières par les terroristes.
Je crois que désormais je vivrais un peu dans la peur. Inconsciente au début, mais l’explosion d’hier m’a rappelé l’attentat de St Michel, celui de la rue de Renne aussi et je me dit que ça pourrait être n’importe où à Paris, pourvu que ça soit une rue passante et fréquentée. Ou une gare. Ou le métro. Ou un grand magasin. N’importe où en fait.
Vais je devoir vivre dans la peur que quelque chose d’aussi horrible se passe en France ? Vais je devoir me demander en regardant les infos si il lui est arrivé quelque chose, si il est bien rentrée et si je ne risque pas de le perdre aussi bêtement que ça ?
Je viens d’être interrompue et je m’aperçois que j’ai eu du mal à sortir de ma réflexion pour écouter ce qu’on me disait. J’ai mis tu temps à réagir quand on m’a dit que le téléphone était pour moi… Etonnant comme l’activité d’écriture peut être prenante parfois. Mais j’avais besoin d’écrire ces mots d’angoisse, pour tenter de les exorciser, ou de les replacer dans un contexte plus sain.
Je crois qu’on en parlera ce soir, ou ce week end du moins.
C’est une note purement égoïste, j’ai l’impression de ne penser qu’à moi, alors qu’a quelques centaines de km des gens ont perdu leur famille, leurs compagnons ou leurs enfants dans une guerre complétement stupide. Que ce soit l’ETA ou Ai quaida (orthographe fantaisiste je m’en excuse), je suis contre ce genre de procédé aveugle. Je suis contre cette violence qui touche au pif, une population qui ne demandait rien à personne.
Je suis dégouté tiens.