Mes nuits sont plus belles que vos jours (8/20)
Par Toonnette le Jeudi, décembre 25 2008, 16:47 - RP : les textes - Lien permanent
10ème Nuit
Le temps a passé lentement au début. Elle piochait régulièrement dans sa réserve de cuir, tressant les lanières entre elle pour former une nouvelle pièce qu'elle ajoutait au tas. Son baluchon contenait assez de cuir à tresser pour plusieurs jours et elle ne risquait pas de se retrouver à cours d'occupation.
Elle s'est éloigné un peu, le temps de satisfaire un besoin naturel, quand ses sens aux aguets l'ont avertis. Il s'approchait. Mais elle a eu beau se dépêcher de revenir à sa place, tout ce qu'elle a vu, c'est son large dos et le profond soupir qu'il a poussé en entrant dans la hutte.
Elle a eu l'impression qu'on lui poignardait le cœur sur l'instant. Non! Il ne fallait pas qu'elle pleure, si elle commençait à pleurer, elle savait qu'elle ne s'arrêterait pas
10ème Nuit
Le temps a passé lentement au début. Elle piochait régulièrement dans sa réserve de cuir, tressant les lanières entre elle pour former une nouvelle pièce qu'elle ajoutait au tas. Son baluchon contenait assez de cuir à tresser pour plusieurs jours et elle ne risquait pas de se retrouver à cours d'occupation.
Elle s'est éloigné un peu, le temps de satisfaire un besoin naturel, quand ses sens aux aguets l'ont avertis. Il s'approchait. Mais elle a eu beau se dépêcher de revenir à sa place, tout ce qu'elle a vu, c'est son large dos et le profond soupir qu'il a poussé en entrant dans la hutte.
Elle a eu l'impression qu'on lui poignardait le cœur sur l'instant. Non! Il ne fallait pas qu'elle pleure, si elle commençait à pleurer, elle savait qu'elle ne s'arrêterait pas. Se mordant les lèvres, elle s'est efforcée à prendre une nouvelle poignée de lanières et de les tresser. Ses doigts agiles agissaient automatiquement, ajustant un nœud ici, rajoutant une lanière là pour former un tressage solide.
Quand le chasseur s'est approché d'elle, elle n'a pas réagit et lui a à peine répondu quand il l'a salué. Son familier est venu la flairer un instant avant de prendre ce qu'elle a supposé être son poste de garde au bord du lac. Le chasseur, lui a alors proposé un thé qu'elle a accepté. Sans appétit de toute façon, elle saurait qu'elle n'aurait pas de mal à suivre son idée de ne pas s'alimenter, mais un thé est toujours réconfortant.
La nuit a passée... elle ne sait pas combien de temps le chasseur lui a parlé, mais elle a appris comment Cën était devenu ce qu'il est maintenant. Elle a frémis en apprenant qui lui avait imposé ses tatouages, pleuré quand il lui a dit qu'il avait été soumis à un entraînement féroce, d'une telle dureté qu'il en était ressorti l'esprit cassé, complément soumis au Clan. Elle a découvert de nouvelles choses qu'il lui avait cachées, et en a été bouleversé. Essayant de demeurer digne, elle a essayé de cacher au maximum les émotions que le récit suscitait en elle. Mais, tout en suivant la conversation, elle ne cessait de regarder vers la hutte, tendant l'oreille pour saisir le moindre bruit.
Quand le tour de garde du chasseur a pris fin, elle s'est retrouvée à nouveau seule auprès du feu mourant. Elle y a jeté quelques bûches pour le relancer et malgré le chagrin qui la taraudait, s'est allongée par terre, la tête sur un petit ballot de cuir, vaguement emmitouflée dans sa cape de voyage. Elle a étouffée un sanglot en repensant à la veille, quand il lui a déposé son manteau sur les épaules, et a fermé les yeux très fort, tentant de s'imaginer dans ses bras.
Elle s'endort finalement, poussant de petits gémissements dans son sommeil. Quand Cën sortira de la hutte, il pourra voir la druidesse, roulées en boule, recouverte de rosée matinale, serrant dans une main le linge avec lequel il l'avait tendrement séché, la veille dans sa hutte.