Mes nuits sont plus belles que vos jours (10/20)
Par Toonnette le Dimanche, décembre 28 2008, 16:55 - RP : les textes - Lien permanent
13ème nuit
La journée est passée sans agitation particulière ni évènement spécial, juste les préparatifs du Clan qui retourne ce soir à la vieille tour. Elle a enfin commencé à découper et à coudre l'un des carquois qu'on lui a commandé, et l'opération minutieuse l'absorbe toute entière. Il ne faut pas qu'elle se trompe en taillant les plumes et le cuir qui en font la structure, sinon elle devra tout brûler et recommencer. A chaque point qu'elle pique, elle murmure une mélopée bizarre, en ancien elfique, et qui parle de la bénédiction qu'Elune a apporté sur le monde.
Cën l'a a nouveau nourri, il lui a préparé une délicieuse omelette qu'il lui a fait avaler bouchée par bouchée vers le milieu de la journée. Elle ne sait pas ce que peuvent penser les autres à ce sujet, et à vrai dire elle s'en fiche un peu, elle ne mange que pour lui et son appétit n'est pas entièrement revenu.
13ème nuit
La journée est passée sans agitation particulière ni évènement spécial, juste les préparatifs du Clan qui retourne ce soir à la vieille tour. Elle a enfin commencé à découper et à coudre l'un des carquois qu'on lui a commandé, et l'opération minutieuse l'absorbe toute entière. Il ne faut pas qu'elle se trompe en taillant les plumes et le cuir qui en font la structure, sinon elle devra tout brûler et recommencer. A chaque point qu'elle pique, elle murmure une mélopée bizarre, en ancien elfique, et qui parle de la bénédiction qu'Elune a apporté sur le monde.
Cën l'a a nouveau nourri, il lui a préparé une délicieuse omelette qu'il lui a fait avaler bouchée par bouchée vers le milieu de la journée. Elle ne sait pas ce que peuvent penser les autres à ce sujet, et à vrai dire elle s'en fiche un peu, elle ne mange que pour lui et son appétit n'est pas entièrement revenu.
Pendant qu'ils étaient à la vieille tour, elle en a profité pour nager dans le lac, prenant le temps de laver longuement ses cheveux avec le restant du savon que Cën lui avait donné. Elle a aussi nettoyé sa tenue de cuir, qui commençait à sentir fort la fumée et en a profité pour la réimperméabiliser avec un mélange de graisse d'ours et d'huile de lin.
Quand Cën est rentré avec les autres, elle a bien vu que son armure était cabossée à certains endroits, et qu'il semblait avoir été blessé. Il a disparu dans sa hutte et le camp a enfin trouvé le calme dans la nuit. Au bout de quelques minutes il est réapparus et s'est approché d'elle. Il lui a murmuré :
- Venez avec moi !
Sans un mot, elle s'est levé et l'a suivi, intriguée. Il l'a juchée sur son tigre, s'est installé derrière elle, sans parler. Pendant la chevauchée qui les a amené dans une grotte oubliée de tous, il n'a rien dit, se contentant d'enfouir son visage dans ses cheveux et de la respirer avidement. Il l'a aidé à descendre, a tiré des fontes de sa selle une épaisse couverture qu'il a étalée dans une légère dépression du sol. Il l'a invité à s'installer dessus et a rapidement allumé un petit feu pour chasser la fraîcheur de la nuit.
Quand il l'a enfin rejointe sur la couverture, elle ne rêvait que d'une chose : qu'il l'embrasse passionnément pour tout oublier dans ses bras. Il l'a prise tendrement contre lui et lui a fait l'amour comme jamais... Le temps s'est suspendu pendant ces instants magique où il n'y eu plus de Hilneth, plus de Rhiwin mais juste deux elfes éperdument amoureux l'un de l'autre, avides de profiter de l'instant...
- Je t'aime Cën, j'aime ta façon d'être, ta façon de me faire l'amour, quand tu oublies que je suis une Hilneth, quand tu me grondes, quand tu me souris... quand tu sembles heureux avec moi... - "Sembles" ? Mais je suis heureux avec toi ! et je te gronde parce que j'ai peur pour toi... C'est si bon de t'aimer, j'ai l'impression que rien ne peut m'arrêter!
Il a alors posé sa main sur son ventre, caressant doucement l'endroit où une petite vie se développait, bien cachée, au chaud en elle.
- Tu lui diras qui j'étais et combien je t'aimais. J'espère que je le connaîtrais... - Non... toi tu lui diras qui tu es et combien tu m'aimes... Et combien tu l'aimes aussi... lui...
D'un ton un peu inquiet :
- Tu vas l'aimer hein ?
Il a souri :
- Je l'aime déjà, et je suis heureux que tu sois enceinte, on nous séparera peut être mais notre amour ne mourra pas !
Il a repris ses caresses sur son corps, égrenant un chapelet de baisers, ponctués de la plus belle déclaration d'amour qu'il pouvait lui faire :
- J'aime vos cuisses... vos seins fermes... vos épaules délicates... vos fesses si rondes et si douces... vos cheveux qui cascadent dans votre dos...
Elle l'écoute, envoûtée par cette déclaration, n'osant parler pour ne pas rompre le charme.
- Vos lèvres rouge comme le sang... vos grands yeux étonnés... votre ventre... votre peau blanche comme le lait... tout votre corps est si beau... Je vous aime Khâline ... Vous cajoler, vous chérir est mon souhait. Je veux que notre peuple retrouve son immortalité... Car seule l'éternité me semble suffisante pour vous aimer...
Elle a fermé les yeux, touché en plein cœur par ces mots. Ses lèvres ont fini leur course sur les siennes et ils ont refait l'amour très tendrement, oublieux du monde et des problèmes... Demain serait un autre jour a-t-elle songé en s'endormant dans sa chaleur.
Plus tard, elle l'a senti partir précipitamment, mais n'a pas vu que le jour était déjà levé et qu'il était plus qu'en retard. Quand elle s'est réveillée pour de bon, elle a trouvé des fruits posés sur sa robe et les a mangé lentement avant de reprendre le chemin du camp.
Elle marchait, flottant sur un nuage, repensant à cette nuit d'amour, à ses déclarations, bien décidée à demander à Naneth si elle avait changé d'avis. Arrivée à quelques arpents du camp, elle a vu Cën filer sur son tigre, comme si tous les démons d'Azeroth étaient à ses trousses. Elle s'est demandée ce qui ce passait, légèrement inquiète.
Le camp semblait en ébullition, les visages étaient ravagés et quand elle est apparu ils lui sont apparus hostiles et fermés. Interrogeant du regard Hollian, celle-ci a à peine desserrée les dents en lui disant :
- Par votre faute mon frère a été fouetté !
Khâline vacille en se rendant compte que le retard de Cën ce matin a dû être plus important qu'elle ne le pensait et que Naneth a dû se rendre compte de son absence! Le sang se retire de son visage, elle se détourne pour vomir dans le feu, fait quelques pas et s'évanouie en voyant le sang de Cën maculer le sol là où il a été fouetté...