Mes nuits sont plus belles que vos jours (19/20)
Par Toonnette le Mercredi, janvier 7 2009, 13:37 - RP : les textes - Lien permanent
Elle quitte la maison d'un pas pesant, fatiguée de l'avoir veillé une partie de la nuit. Le sang s'écoule de manière sporadique, mais ne s'arrête jamais tout à fait, et la peau de Cën est d'une teinte livide à faire peur. Régulièrement, elle baigne son visage avec de l'eau fraîche, tamponnant ses tempes et essuyant le sang sur son nez, sa bouche et ses joues. Elle regarde le tas de linge souillé qu'elle porte dans un grand panier et son sang se glace peu à peu dans ses veines.
"Il faut que je trouve Mahelys...., songe-t-elle anxieusement, elle sait peut être quoi faire...".
Elle quitte la maison d'un pas pesant, fatiguée de l'avoir veillé une partie de la nuit. Le sang s'écoule de manière sporadique, mais ne s'arrête jamais tout à fait, et la peau de Cën est d'une teinte livide à faire peur. Régulièrement, elle baigne son visage avec de l'eau fraîche, tamponnant ses tempes et essuyant le sang sur son nez, sa bouche et ses joues. Elle regarde le tas de linge souillé qu'elle porte dans un grand panier et son sang se glace peu à peu dans ses veines.
"Il faut que je trouve Mahelys...., songe-t-elle anxieusement, elle sait peut être quoi faire...".
Elle se dirige vers le lavoir où elle remet le linge à Nienna, une lavandière qui lui a proposé ses services quelques jours auparavant. En effet, Nienna , voyant que Khâline peinait à battre le linge, peu habituée à vrai dire à cette tâche, avait eu pitié d'elle. Elle lui a donc dit que, contre une petite rémunération, elle pourrait faire le travail à sa place. Trop heureuse de pouvoir passer plus de temps à veiller Cën, Khâline a acceptée avec gratitude et depuis, chaque matin, elle dépose sa corbeille au lavoir et Nienna la lui rapporte dans la journée, propre sec et replié. Khâline la paye avec un peu de monnaie auquel elle rajoute quelques cuirs ou peaux et chacune y trouve son compte.
Elle revient vite au chevet de Cën, l'essuie à nouveau, l'embrasse sur le front et commence à préparer l'infâme brouet à base de viande qu'il se force à ingurgiter. Elle ajoute quelques fruits secs et une pincée de Sauge Argent. Kharess lui a dit que la Sauge Argent pouvait l'aider, et Khâline tente de mettre le maximum de chances de son côté.
"Tout pour qu'il aille mieux. Elune, je vous en prie, ne le laissez pas mourir de cette façon... Il a donné sa vie pour des druidesses et... j'ai l'impression qu'il meurt à cause de moi... Laissez le vivre... Même si pour cela je dois.... le perdre...".
Elle ferme les yeux et une larme solitaire s'échappe de ses paupières closes. Son cœur se comprime dans sa poitrine et elle serre les dents pour ne pas qu'un sanglot s'échappe et ne le réveille. Elle va puiser un peu d'eau fraîche au puits, en verse une partie dans un broc qu'elle dépose à son chevet. Elle verse l'autre partie dans un plat en creux, dans laquelle elle dépose l'écuelle contenant la viande afin que celle-ci soit encore fraîche quand il se réveillera. Pour finir, elle recouvre l'écuelle d'un torchon propre pour ne pas que les mouches ne viennent, attirées par l'odeur.
Elle regarde le soleil, estimant l'heure, elle sait qu'il ne devrait pas tarder à se réveiller et décide d'aller voir à Ashenvale si Mahelys ne serait pas au Camp.
"Et tant pis pour Merende qui ne veut pas me voir là bas, si elle n'est pas capable de comprendre..."
Elle remonte les couvertures sur le torse amaigri de Cën, l'embrasse légèrement sur la bouche, caresse son visage une dernière et fois et appelle son tigre qui folâtrait dans l'herbe à proximité, poursuivant un feu follet joueur. Elle l'harnache tout en le câlinant et l'enfourche pour se rendre au port.