Le monde à Toonnette

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Lundi, mars 8 2004

Bah lundi.... Pas envie de titrer quoique ce soit today...

Pour Clara : J'ai appris une chose au fil des années, mais je crois qu'elle est d'importance : il faut entretenir le bonheur, la joie de vivre et le plaisir. Si on les abandonne un peu dans un coin, d'autres choses moins agréables prennent leur place et la vie devient morne et monotone.

Pour tout les autres qui me lisent : Oui j'ose avouer que je suis heureuse, à la face du monde.

Ce blog je l'ai crée pour lui en fait, pour que tout les jours, même loin de moi, il puisse suivre un peu le cheminement de mes pensées. C'est aussi une façon de lui prouver que je l'aime. Enfin l'une des façons.

Pour beaucoup de bloggeurs, j'ai l'impression que la vie est un fardeau, une chose dont ils ne veulent pas. Soit. Mais je crois que le crier sur tout les toits ne résoud rien, même si ça permet de se dire : je l'ai fait, je l'ai dit.

Le bonheur vient petit à petit. Il faut savoir le construire, se laisser surprendre par lui aussi.

C'est ce qui fait ma vie en ce moment. La semaine je ne suis qu'attente (parfois désespérée, mais je ne l'avouerai pour rien au monde) et le WE tout s'efface puisque nous sommes ensemble. Et là, le bonheur est vraiment fort.

Très longtemps j'ai cru que ce bonheur là n'était pas pour moi. Trop longtemps à mon goût mais attendre jusque là pour l'avoir lui, je crois que si c'était à refaire je le referais sans hésiter.

Je n'irais pas faire des leçons de morale à ceux qui postent des trucs morbides à tendance maniaco dépressive, mais je n'en pense pas moins. Pour la plupart, ce n'est que de la poudre aux yeux, l'impression de s'affirmer en disant faire comme les autres. L'adolescence est une période trouble, soit, mais il y a des limites à tout. Dommage que la bétise de certains n'ait pas de limite.

Ce post a été écrit en deux fois au jourd'hui, par manque de temps, de motivation même, voire d'inspiration. Mais surtout à cause du manque de lui, qui est très vif, en ce lundi.

Mais n'empêche, malgré ce que j'ai écris, je souhaite toujours que le bonheur soit dans ce monde. Et si chacun y met du sien peut être qu'un jour tout le monde se rendra compte qu'il est à portée de main. Et que cela ne sert à rien de se regarder le nombril 15 fois par jour. C'est autour de vous qu'il faut regarder si vous voulez trouver quelque chose.

Bonne nuit.

Samedi, janvier 24 2004

Pour la première fois...

Je n'ai pas tremblé sous ses lèvres.

Je ne parle pas de Lui, qui me fait frissonner juste avec le son de sa voix mais d'un autre.

Autre qui avait une très grande place dans ma vie, dans mon coeur, je crois que je l'ai aimé très fort pendant un moment.

J'ai souvent tremblé quand il m'embrassait sur la joue, quand il m'effleurait le front de ses lèvres. J'attendais plus. J'attendais ses lèvres sur les miennes, son corps sur le mien. Ses doigts qui voletaient dans mes cheveux, les ciseaux claquant à mes oreilles, son rire, son odeur, sa peau....

D'habitude quand je l'évoque, une intense nostalgie m'envahit. Nostalgie de ce qui a été, de ce qui aurait pu être, de ce que j'ai rêvé, de ce que j'ai reçu, de tout ce que j'ai donné. Mais pas là. J'étais simplement heureuse de le revoir, de discuter, de rire avec lui. Ca faisait tellement longtemps que ça ne nous étais pas arrivé. Simplement.

Je suis guérie de lui, je le sais depuis un moment, mais aujourd'hui a été la confirmation. Si mon amour n'était pas là, je ne sais pas ce que j'aurais pensé. Sans doute un ultime espoir se serait ranimé... J'aurais insisté pour le revoir vite, pour le réimposer dans ma vie, pour le "forcer" à me revoir (pas difficile, il bosse à 2 pas de mon boulot maintenant), pour tenter ce qui n'a pas été, et qui ne sera jamais.

Je n'aurais pas pensé à l'époque que le revoir serait aussi apaisant. Toutes les interrogations que je pouvait encore avoir à son propos ne sont plus, n'ont plus cours. Je sais qui j'aime et ce n'est plus lui.

Je suis heureuse, vraiment. J'aime, je suis aimé. Que demander de plus ?

Samedi, novembre 1 2003

Bières et fous rires

2 grands gosses qui se baladent sous un parapluie dans une ville noyée de pluie. C’est peut être à cause de cela qu’il est patraque ? Tant pis la promenade était trop bonne et les instants magique.

Plus l’horloge avance et plus je me rend compte que je l’aime. A à la folie, à en crever, comme jamais je n’aurais penser aimer… Une seul regard nous suffit pour nous comprendre, nos esprits avancent dans la même direction et je crois que je ne peux pas imaginer d’avenir sans lui.

J’ai peur… J’ai peur que tout cela ne soit qu’un beau rêve, une illusion qui s’effacera au fil du temps, gommant la magie de l’instant présent. Mais je ne veux pas y penser, il me prouve à chaque instant qu’il m’aime, qu’il me désire, qu’il ne veut que moi dans sa vie et dans ses bras.

Je suis heureuse. Heureuse de sentir ses bras autour de moi, son poids sur moi, son rire dans mes cheveux quand il me traite gentiment d“‘idiote”. Il me suit dans mes délires, me regarde tendrement quand je joue à la sale gamine pour le faire rire. Il ne m’en veut même pas quand je le chatouille…

Un truc qui nous fait mourir de rire, c’est la pseudo incompatibilité de nos signes astrologiques. Que ce soit l’astro normale, chinoise ou autre nous ne sommes pas censés être attiré l’un par l’autre. Je suis un signe d’air (rêveuse, je m’en foutiste avec une imagination débordante, sensuelle imaginative…), lui un signe de terre (les pieds sur terre donc, un peu coincé aux entournures, sensuel mais terre à terre…) bref, 2 être que tout doit séparer et que la vie (jolie facétie d’ailleurs au bout de tellement d’années…) a réuni pour leur plus grand bonheur.

Que ferais je sans lui dans ma vie maintenant ? Qui pourrais partager sans un regard, d’une seule pression de la main les tourments les plus intimes qui m’assaillent de temps à autres ? Qui peut me deviner comme il le fait, à chaque instant qu’il passe à mes côtés ? Qui pourrait me soutenir mieux que lui dans mes moments de doutes au sujet de choses si futile parfois mais qui revêtent, le temps d’un bref instant, une importance capitale à mes yeux ?