A passer sans lui.
Ma vie est rythmée désormais par le calendrier, la semaine s’étire lentement et les WE trop rapidement. Chaque séparation est un déchirement et chaque retrouvailles une source de joie incommensurable.
Demain soir, une fois de plus, je serais sur le quai de la gare, dans le froid, tard le soir, et j’attendrais avec impatience l’annonce SNCF de SON train.
Je le chercherai des yeux, effleurant à peine les autres voyageurs, essayant de deviner de quel wagon il va bien pourvoir descendre. Et enfin je verrai son sourire, et enfin j’entendrai son rire, je sentirai son haleine chaude sur mon visage glacé par le vent, ses baisers sur mes lèvres offertes.
Enfin je vivrai à nouveau. Je renaitrai dans le creux de ses bras.