Le monde à Toonnette

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Samedi, septembre 5 2009

Perturbée

J’en suis encore estomaquée. Ca fait plusieurs jours que mon chéri et moi, on s’éclate en écoutant au moins une fois par jour le titre “Miss France” d’un dénommé Helmut Fritz. Alors que, à la base, c’est pas du tout notre genre de musique. Mais là… En suivant un lien sur le net, j’ai appris qui il était réellement et j’ai cru que ma mâchoire allait se décrocher.

J’ai d’abord piqué un fou rires en répétant en boucle “c’est pas vrai, j’y crois pas”. Parce que oui, ce type habillé de façon hmm ridicule, je le connais. Pour de vrai. Et depuis longtemps en plus. Cet Helmut Fritz, dont la biographie fantaisie et l’accent allemand épouvantable m’ont fait sourire, j’ai passé deux ans assise à la même table de cours que lui. Et j’avoue que, quelque part, qu’il passe à la télé et commence à être connu, ça ne m’étonne qu’à moitié en fait.

C’était la découverte du jour, et j’en ris encore.

(oui je n’en rajoute pas plus, je ne vais pas dévoiler les choses qu’il cache. D’ailleurs Eric, si tu passe par ici, je te bisoute sur le front :p )

Mercredi, juin 21 2006

Il est des jours...

ou des semaines qui commencent pas trop mal. Lundi je reçois un sms d'un numéro inconnu (ben vi souvenez vous de mon pauvre téléphone tombé dans les toilettes...). Je réponds et j'ai la bonne surprise d'apprendre que c'est l'un de mes amis qui me donne de ses nouvelles. Bilan, ça fait 3 soirs qu'on passe ensemble à papoter de tout et de de rien. Le pauvre vient à nouveau de se séparer de sa copine et là je crois que c'est définitif, il a trop souffert. Du coup il tente de passer à autre chose et reprend contact avec ses amis qu'il a un peu négligé.

Ce soir fête de la musique, j'y vais avec un amie et Kat. Cette amie a une voix magnifique, chante dans un orchestre, prend et donne des cours de chant, et elle est super gentille. Ca fait longtemps qu'on a pas fait de trucs ensemble, vu que j'étais sur Paris et elle ici, c'était pas évident de se voir vu que ses WE étaient consacrés à son orchestre. Du coup on a rendez vous dans un café où une autre chanteuse de notre connaissance chante, ça nous permettra de papoter et de jouer les commères au passage, ça fait tellement longtemps qu'on a pas pris le temps de discuter. On se croise aux répétitions, sur scène, mais ailleurs c'était un peu difficile.

Hier un autre ami est passé à la maison, il a récupéré un vieil ordi à son boulot et on lui a remit en état. Il va le donner à sa belle soeur qui n'en a pas et qui voudrait papoter avec sa famille qui vit en Turquie via MSN (la femme de mon ami est d'origine Turque donc). La machine n'ayant pas de lecteur CD, il en a acheté un pour mettre à la place de celui qu'on a utilisé pour installer les différents logiciels. Mais le problème c'est qu'il n'y a pas de pattes de fixation de prévu dans le desktop pour un lecteur, et nous on avait pas fait attention en branchant le provisoire... Du coup demain on va dans les Vosges chez un autre ami qui va nous donner une tour ATX qui nous permettra de remonter l'ordi.

J'aime bien cette semaine je crois. Voir plein de gens que j'aimes, aller me promener un peu, ça fait du bien au moral.

Vendredi, juin 9 2006

Foire expo

Comme chaque année la foire expo s’installe au parc des expo de Vandoeuvre. Cette année, le pays invité d’honneur est la Russie et je dois dire que le pavillon qui leur a été réservé était très chouette. Un peu sombre mais sympa.

A vrai dire, vu la musique ambiante, la lumière et les objets exposés, le côté sombre était de mise. Musique russe avec un type qui jouait d’une sorte d’accordéon sur scène, la voix éraillé et une indicible nostalgie dans la mélodie, l’ambiance restait feutrée et au final de bon goût. Peu de visiteurs à l’heure où nous y sommes allés, ce qui nous a permi de traîner tranquillement et d’admirer les tableaux et les objets présentés, comme dans un musée.

Alors qu’à la base c’est une foire commerciale, ce pavillon mêle habilement culture, commerce et restauration.

Le restaurant occupait une grosse partie du pavillon, et contrairement à l’année dernière avec le Brésil, le restaurant ne ressemblait pas à une cantine. Sans doute le côté slave, avec une certaine retenue et une certaine pudeur, les tables étaient relativement petites (de 2 à 6 place), chandeliers et vaisselle blanc et les serveuses habillées de blanc et de rouge. Nous n’avons pas examiné les menus, mais les plats servis semblaient fort bon et copieux.

Des tableaux, avec, en vis a vis des costumes qu’on a plus l’habitude de voir en peinture qu’en vrai. Tous à vendre qui plus est, mais qui avait les moyen de mettre 5000 euros dans la copie du costume du couronnement d’une impératrice ? D’autres étaient moins cher, et à moins d’avoir : 1) une taille de guêpe style 36/38, 2) un bal du nouvel an à Vienne de prévu, ces costumes n’étaient là que pour leur beauté et non leur utilité. Splendide, vraiment, à voir avec des étoffes riches, épaisse, un sens du beau terrible, et en fin de compte une envie : porter cette magnifique robe grise surbrodée de dentelle noire…

Nous étions donc tout les deux en train d’admirer de la vaisselle en porcelaine peut être ? Aucune indication, des trucs très simple mais à la fois, (on sentait le luxe qui suait de la vitrine) et un prix 1400 euros l’ensemble, quand ma soeur est revenu avec mon neveu qui tenait une jolie petite poupée russe dans sa main. Peinte en jaune, vert et un peu de rouge, la blondinette montée en porte clé a un sourire qui a fait craquer mon choupinet, il ne l’a plus quitté de toute la soirée.

Au fait, vous savez d’où viennent ces petites poupées qu’on appelle matriochka ? Non ? Laissez moi vous raconter ce que j’ai appris hier soir alors… Wikipedia nous dit :

Cette tradition russe du XIXe siècle serait d’origine japonaise, inspirée par l’imagerie du dieu Fukuruma, du panthéon bouddhiste, représenté par une figurine enchassée dans d’autres plus grandes à l’identique. Ces poupées ont été introduites en France lors de l’exposition universelle de Paris de 1900.

Ajoutons à cela que :

Tout commence il y a à peine plus d’un siècle, à la fin du XIXème siècle, dans un atelier de jouets moscovite, propriété d’un riche marchand mécène de l’époque : Anatoli Ivanovitch Mamontov.

A cette époque faste pour la Russie en plein essor économique et culturel, les artisans locaux imaginent, en s’inspirant d’une poupée japonaise représentant un sage bouddhiste, une poupée gigogne de personnages en costume paysan ; La matrioshka est née ! (source Babouchka.fr)

Mais ce qui m’a le plus troublé, c’est cette explication, qui était d’ailleurs dans l’exposition…

Nombreux sont les Russes qui ignorent que ce jouet « typiquement russe » ne fut fabriqué en Russie qu’à partir de la fin du dix-neuvième siècle, d’après d’anciens objets japonais. J’ignore seulement quelle poupée japonaise peut bien avoir servi de modèle à la matriochka. Peut-être une kokeshi, cette poupée dont ma grand-mère m’a parlé un jour : il y a très longtemps, à l’époque où les habitants de son village vivaient dans une profonde misère, il arrivait que des femmes tuent leurs enfants aussitôt après la naissance pour éviter de devoir mourir de faim avec eux. Pour chaque enfant tué, on fabriquait une kokeshi, ce qui signifie « l’enfant-supprimé », pour qu’on n’oublie jamais qu’elles avaient survécu aux dépens des enfants. (source russie.net)

Finalement, ces jolies poupées au sourire éclatant ont un passé qui n’est pas aussi joyeux qu’on aurait pu le penser…

Hum pour finir sur une note un peu plus joyeuse, personne n’aurait en mp3 au autre “Schnappi das kleine Krokodil” ? C’est une musique qu’on a entendu hier soir en repartant, et mon neveu n’a pas arrêté de la chanter dans la voiture avant de s’endormir avec sa poupée dans la main.

Samedi, avril 29 2006

Mouai...

Ca allait mieux aujourd’hui. Sauf que j’ai bien cru avoir une crise cardiaque à 15h en me rendant compte que la répétition générale pour la prestation de juin était à 18h30 aujourd’hui et que je n’avais rien bossé de la semaine.

Alors hop hop hop, Cd dans le lecteur, sélection de la piste, inspiration pour chanter et… blocage… Heu… C’est quoi ça ? Je ne chante pas dans cette tonalité moi ! 2 tentatives plus tard c’est sûr, ce n’est pas la bonne tonalité pour répétér. Et hop un morceau en moins à bosser, tralalala. Je prend mes partoches, hum… celle là je connais, j’écoute et je me laisse emporter à chanter la chanson au lieu de faire les choeurs… Ca avance pas beaucoup mais ça défoule.

Je farfouille pour trouver un live de Queen et voir comment il négocie son phrasé en live. Mince rien du tout sous la main, tant pis on fera sans. 2 passages plus tard je suis assez contente de moi et je m’accorde une petite récréation en chantant à tue tête Coma de Guns N’Roses. Rien de tel pour bosser son souffle et son anglais. Résultat à 16h j’avais chanté au max 2 fois chacune de mes chansons (suis soliste sur 2 titres sur 6 quand même). J’ai donc été prendre une douche et fais un passage rapide sur Wow pour papoter avec les gens de ma guilde.

18h25 j’enfile mes basket et je fonce à ma voiture. 20 mètres plus loin je fais un arrêt pour prendre mon courrier et bisouter mon neveu qui fait du vélo devant chez ma soeur, 18h26 et 27 je suis toujours en train de faire des bisous et des câlins. A 28 je reprend le volant et 7 minutes plus tard je me garde devant chez ma prof, après avoir fait un détour pour cause de tête en l’air… J’avais pris la route pour aller à la crèche ^^

18h35 je suis en train de dire bonjour à tout le monde et on a commencé à bosser 10 min plus tard. 20h32 Les solos ne sont pas trop mal passés, les choeurs vont être magnifiques je fais salut à tout le monde en vitesse et je rentre prendre mon chéri pour aller faire 2/3 courses dans une grande surface qui ferme tard.

Et depuis j’ai une patate d’enfer. Y’a pas à dire la musique m’a énormément manquée pendant mon année à Paris. C’est les voisins qui vont souffrir ^^