Le monde à Toonnette

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Jeudi, novembre 30 2006

Grisouillis

J'ai pris la décision de ne pas partir l'année prochaine en Thaïlande avec ma chorale parce que je suis incapable de réunir la somme qui manque avant de prendre les réservation au mois de février/mars. J'ai les boules. Grave. Mais il fallait que je prenne une décision et maintenant que c'est fait il ne me reste plus qu'à l'annoncer à ma prof de chant.

En attendant je chante, je papote sur le net, par téléphone, j'ai eu un gros coup de coeur pour une voix il y a quelques semaines. Il est gentil, drôle, intelligent et si je n'avais pas Kat, je crois que j'aurais pu tomber amoureuse de lui. Mais non. Même si le corps aimerait, le coeur se rebelle. Et c'est pas plus mal dans le fond.

Mon neveu a eu 3 ans cette semaine, et si il y a un qui prend une place prépondérante dans mon coeur c'est lui. Parce que du haut de ses 3 petites années de vie, il est adorable, intelligent et intuitif. Il sait quand tata ne va pas bien et vient spontanément me faire des câlins et des bisous. Je l'adore ce môme et grâce à lui je sens que je pourrais devenir une bonne mère, si dame nature acceptait que je tombe enceinte. Suis je obligé de vous dire que j'ai eu le coeur tordu quand, dans un demi sommeil après un cauchemar en pleine nuit, il m'a appelé "maman" sans le faire exprès ?

Samedi, octobre 14 2006

Impressions...

Presque un mois sans blog... Quand même...

Petit résumé sous forme d'impressions donc...

Bisous au chocolat de mon neveu, tout barbouillé de mousse un soir, le tout avec un grand sourire. Et un "Je t'aime tata en prime". Forcément... je fonds ^^ Toujours avec lui, mais sur mes genoux, chanter des comptines chez mamy, tout d'abord presque seule et le laisse s'exprimer ensuite... Moment de tendre complicité quand sa maman n'est pas là.

Colère, résignation, jubilation, envie de mettre des baffes aussi... Cocktail détonnant de mes relations avec les élèves et parfois certains profs qui ne comprennent pas que je ne suis pas une machine à 12 bras (au moins).

Douce fourrure de chat sous mes mains que je vais me coucher ou que je me lève. L'une préfère le soir pour venir s'endormir sur mon ventre et l'autre le matin pour me réveiller en me fourrant son nez dans l'oreille. J'adore.

Noeud dans le ventre pas plus tard qu'hier en voyant de loin les gyrophares tourner sur la voie rapide, un accident, je ne veux pas voir ça... Rien de grave apparement, mais le même noeud plus tard en voyant un chat sur le bord de la route, étendu à jamais.

Des coups de fil depuis quelque temps, d'une personne que j'aime beaucoup, que je n'ai jamais rencontré et avec qui le feeling passe super bien. Le début d'une amitié, sans aucun doute, une jolie complicité en tout cas... Des confidences, des fous rires, des conseils, tellement de choses échangées en peu de temps.

Et avec Lui... Je me rend compte parfois que je l'aime toujours autant, voir plus qu'avant... une sorte de maladie incurable dont je ne veux pas me débarrasser...

Mercredi, juillet 26 2006

Ballade au parc de Sainte Croix

Attention photos !

Alors vendredi derniers, nous sommes partis nous ballader dans un parc animalier de Moselle, Sainte Croix. On y a passé tout l’après midi, à arpenter les sentiers forestiers, visiter la ferme, chercher dans les feuillages les animaux qui s’y cachaient. On a eu de la chance, c’était un jour où le soleil jouait à cache cache, et on a pas trop rougi. Et on a eu de la chance, on a fait le visite dans le “mauvais sens” ce qui nous a permi d’éviter les centres aérés et les colonies de vacances qui visitaient en même temps que nous, ce qui nous a permis de voir des animaux que les gamins braillards faisaient fuir…

Mais, qu’est ce qu’on trouve dans ce parc ?

Pour commencer des biquettes, plein de biquettes. Ils ont eu tellement de naissances cette année, qu’ils vendent les chevreaux (35 sont nés, avec plein de jumeaux dans le lot).

Comme vous le voyez, on peut les nourrir à la main, vers le soir, c’est une animation très sympa, les bestioles n’étant pas farouche pour 2 sous et plutôt gourmandes. Sur la photo un gamin inconnu qui avait un certain succès. Moi aussi j’en ai eu, un chevreau m’a têté un doigt pendant près de 5 min, il était mimi tout plein.

On y trouve aussi des animaux plus exotique, comme un harfang, qui vit d’habitude sous des latitudes plus froides.

Un petit raton laveur qui semblait bien las dans son arbre, et écrasé de chaleur.

Il est bien caché non ?

Devant chaque enclos (fort vastes à dire vrai) on trouve des panneaux explicatifs très sympa et très pédagogiques. Assez long pour bien expliquer et assez court pour ne pas lasser les visiteurs. Comme par exemple devant l’enclos de notre ami le raton laveur.

Vous pourrez lire que le raton laveur ne lave pas ce qu’il mange, mais qu’il le palpe dans tout les recoins, son sens du toucher étant extrémement développé.

Plus loin dans le parc on croise des cigognes. Un peu curieuses, elles s’approchent, mais dès qu’on fait mine, nous, de les approcher, elle se sauve. La preuve en image :

Dans une petite chapelle de bois on peut admirer des splendides chouettes, qui semblent un peu perdues dans les rayons du soleil.

Y’a même des écureuils ! Alors ces bêbêtes sont super mignonnes, très vives et tout mais elles ont un gros problème : elle déteste poser plus d’une seconde devant l’objectif. Du coup, impossible d’avoir une jolie photo pas floue de ces mignonnes bestioles mais je vous ai pris un panneau pour compenser :

Bref, une journée où on a beaucoup marché, pris dans les 250 photos (ben vi on testait le nouvel appareil de ma môman) et où on a aussi beaucoup appris. Ce qui est rigolo aussi c’est de chercher dans les feuillages les animaux promis sur les panneaux, mon neveu a adoré, tout comme il a aimé donner à manger aux biquettes.

C’est très grand, il y a pas mal de marche à faire pour voir les choses intéressantes, comme leur meute de loups, mais les sentiers sont praticables, et ombragés, un vrai régal quand le soleil cogne. Et il y a des tas d’animaux à observer, dont certains qu’on aimerait bien emmener chez soi tellement ils sont mignons. (Non Kat tu n’aura pas de lynx…)

Samedi, juillet 1 2006

Bobo!!!! et fous rires

Qui a dit que jouer au ballon et au freesbee était dangereux ? Personne ? Et ben moi je pourrais vous le prouver en vous montrant la jolie marque horizontale qui orne désormais mon décolleté. Si si, un freesbee pas rattrapé (qui a dit que je regardais ailleurs ?) et vlan, pouf paf! juste sous l'omoplate droite ! C'est pas drôle mais ça nous a bien fait rire, autant que mon neveu se prenant le ballon en pleine poire. (Je vous rassure, c'est un ballon de plage tout mou donc pas de bobo à déclarer).

Autre lancer entra ma soeur et Kat, et vlan c'est mon genou gauche qui prend. Pas de marque mais ça a bien résonné dans tout l'os. Pendant ce temps Adrien se casse la binette en voulant monter sur son vélo et patauge en tentant de se relever. Forcément fou rire collectif, et on a bien eu du mal à le relever.

Coucou ! Vlan freesbee juste au dessus de l'arcade sourcillière d'Adrien. Qui ne moufte pas, se frotte à peine et cours après l'engin pour le ramasser. Ma soeur veut relancer le ballon façon volley et elle se le met en plein face, manquant de peu de basculer en arrière.

Et pour finir en apothéose, Adrien et ma soeur vont pour arroser les fleurs. D'abord Adrien avec son petit arrosoir jaune et ma soeur avec le sien d'une taille un poil plus conséquente. Et qui se retrouve en ligne de mire du feu croisé des arrosoirs plein d'eau glacée ? Je vous le donne en 1000 c'est ma pomme. Il faut dire qu'Adrien n'avait trouvé rien de mieux que de tomber la tête la première et main en avant dans le massif. Sa mère lui a donc lavé les mains à l'arrosoir. Et c'est comme ça que je me suis retrouvé à moitié trempée en moins de 5 min, sans munition pour me défendre et pour terminer en beauté mon neveu m'a gentiment étalé de la poussière sur mon pantacourt humide. A peine sorti de l'armoire, déjà au sale ... M'en fiche, me suis vengé en vidant les 3 gouttes de l'arrosoir qui trainait sur mon neveu ! Na!

Des soirées comme ça j'en veux tout les soirs moi !

Vendredi, juin 30 2006

Colère

Vous savez quoi ? Mon père qui était en retraite depuis plus d'un an, va rebosser 3 mois pour son ancien patron. Alors que moi j'ai absolument besoin d'un taf, il n'a même pas pensé à me proposer... Je suis dégoûtée et en colère depuis hier après midi à cause de ça. Et le pire, c'est que je suis persuadée que ma mère ne m'en a pas parlé parce qu'elle ne voulait pas que je bosse là dedans : faire du transport en petit camion <3.5t.

Et pour en rajouter, hier soir, ma frangine qui va faire un tour en moto. "Non non ça va pas être long". Mon oeil ouai ! 3h que j'ai attendu en crevant la dalle, je finissais par me demander si ils n'avaient pas eu un accident. Et quand ils sont revenus à 1h du matin, elle trouvait bizarre que je fasse la gueule. Bah ouai j'avais pas mangé moi avant de monter la voir. J'avais juste préparé ma salade, me disant que comme y'en aurait pas pour longtemps je pouvais attendre 1 demi heure pour manger.

Je sens que je craque.

Vendredi, juin 9 2006

Foire expo

Comme chaque année la foire expo s’installe au parc des expo de Vandoeuvre. Cette année, le pays invité d’honneur est la Russie et je dois dire que le pavillon qui leur a été réservé était très chouette. Un peu sombre mais sympa.

A vrai dire, vu la musique ambiante, la lumière et les objets exposés, le côté sombre était de mise. Musique russe avec un type qui jouait d’une sorte d’accordéon sur scène, la voix éraillé et une indicible nostalgie dans la mélodie, l’ambiance restait feutrée et au final de bon goût. Peu de visiteurs à l’heure où nous y sommes allés, ce qui nous a permi de traîner tranquillement et d’admirer les tableaux et les objets présentés, comme dans un musée.

Alors qu’à la base c’est une foire commerciale, ce pavillon mêle habilement culture, commerce et restauration.

Le restaurant occupait une grosse partie du pavillon, et contrairement à l’année dernière avec le Brésil, le restaurant ne ressemblait pas à une cantine. Sans doute le côté slave, avec une certaine retenue et une certaine pudeur, les tables étaient relativement petites (de 2 à 6 place), chandeliers et vaisselle blanc et les serveuses habillées de blanc et de rouge. Nous n’avons pas examiné les menus, mais les plats servis semblaient fort bon et copieux.

Des tableaux, avec, en vis a vis des costumes qu’on a plus l’habitude de voir en peinture qu’en vrai. Tous à vendre qui plus est, mais qui avait les moyen de mettre 5000 euros dans la copie du costume du couronnement d’une impératrice ? D’autres étaient moins cher, et à moins d’avoir : 1) une taille de guêpe style 36/38, 2) un bal du nouvel an à Vienne de prévu, ces costumes n’étaient là que pour leur beauté et non leur utilité. Splendide, vraiment, à voir avec des étoffes riches, épaisse, un sens du beau terrible, et en fin de compte une envie : porter cette magnifique robe grise surbrodée de dentelle noire…

Nous étions donc tout les deux en train d’admirer de la vaisselle en porcelaine peut être ? Aucune indication, des trucs très simple mais à la fois, (on sentait le luxe qui suait de la vitrine) et un prix 1400 euros l’ensemble, quand ma soeur est revenu avec mon neveu qui tenait une jolie petite poupée russe dans sa main. Peinte en jaune, vert et un peu de rouge, la blondinette montée en porte clé a un sourire qui a fait craquer mon choupinet, il ne l’a plus quitté de toute la soirée.

Au fait, vous savez d’où viennent ces petites poupées qu’on appelle matriochka ? Non ? Laissez moi vous raconter ce que j’ai appris hier soir alors… Wikipedia nous dit :

Cette tradition russe du XIXe siècle serait d’origine japonaise, inspirée par l’imagerie du dieu Fukuruma, du panthéon bouddhiste, représenté par une figurine enchassée dans d’autres plus grandes à l’identique. Ces poupées ont été introduites en France lors de l’exposition universelle de Paris de 1900.

Ajoutons à cela que :

Tout commence il y a à peine plus d’un siècle, à la fin du XIXème siècle, dans un atelier de jouets moscovite, propriété d’un riche marchand mécène de l’époque : Anatoli Ivanovitch Mamontov.

A cette époque faste pour la Russie en plein essor économique et culturel, les artisans locaux imaginent, en s’inspirant d’une poupée japonaise représentant un sage bouddhiste, une poupée gigogne de personnages en costume paysan ; La matrioshka est née ! (source Babouchka.fr)

Mais ce qui m’a le plus troublé, c’est cette explication, qui était d’ailleurs dans l’exposition…

Nombreux sont les Russes qui ignorent que ce jouet « typiquement russe » ne fut fabriqué en Russie qu’à partir de la fin du dix-neuvième siècle, d’après d’anciens objets japonais. J’ignore seulement quelle poupée japonaise peut bien avoir servi de modèle à la matriochka. Peut-être une kokeshi, cette poupée dont ma grand-mère m’a parlé un jour : il y a très longtemps, à l’époque où les habitants de son village vivaient dans une profonde misère, il arrivait que des femmes tuent leurs enfants aussitôt après la naissance pour éviter de devoir mourir de faim avec eux. Pour chaque enfant tué, on fabriquait une kokeshi, ce qui signifie « l’enfant-supprimé », pour qu’on n’oublie jamais qu’elles avaient survécu aux dépens des enfants. (source russie.net)

Finalement, ces jolies poupées au sourire éclatant ont un passé qui n’est pas aussi joyeux qu’on aurait pu le penser…

Hum pour finir sur une note un peu plus joyeuse, personne n’aurait en mp3 au autre “Schnappi das kleine Krokodil” ? C’est une musique qu’on a entendu hier soir en repartant, et mon neveu n’a pas arrêté de la chanter dans la voiture avant de s’endormir avec sa poupée dans la main.

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