Le monde à Toonnette

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Dimanche, mars 7 2004

J'adore

les week ends passé avec lui…

Là je suis seule, il est parti se coucher, un peu épuisé sans doute à la fois par nos ébats et par le léger abus d’alcool…

Merveilleuse journée que celle passé dans les bras de mon amour.

Les ingrédients idéals sont : ne rien avoir de précis à faire, dormir tard, faire l’amour plusieurs fois, ne pas être séparé de plus de 10 mètres de toute la journée, se toucher un maximum, s’embrasser encore plus, faire les magasins avec nonchalance, sans but précis en fait…. Finir dans un bar, un pub ensuite. Rencontrer des tas d’amis un peu perdu de vue, les entendre dire qu’ils sont heureux de mon bonheur avec Lui…

J’adore quand il fait le clown pour moi, quand il me chante des trucs à l’oreille. Il semble si peu porté à cela quand on le voit la première fois. Mais quand il se laisse aller c’est toute sa retenue qui saute, et il redevient un gamin insouciant, heureux de vivre et de faire le fou.

On était ensemble quand j’ai revu celui qui a fait battre mon coeur pendant si longtemps. Et là la se confirme : plus rien de ce sentiment amoureux qui a très longtemps accompagné toutes mes pensées vers lui. De la tendresse oui, mais mon coeur ne manque plus un seul battement quand je le reconnais de loin dans la foule.

Et rien non plus quand ses lèvres effleurent ma joue par 2 fois. Et toujours son odeur reconnaissable entre 1000, tellement familière pour moi… Mais plus une seule bouffée de nostalgie ni de désir quand je l’évoque sur ce qui aurait pu être, ce qui a été et ce qui aurait dû être ensuite. Non rien. Je peux donc dire que je suis enfin guérie de lui, mais une autre obsession a pris la place devenue libre en moi.

Ce soir un peu de mon passé est mort, non pas vraiment mort, mais s’est éteint en moi. Je le garde au chaud dans mon coeur, car c’est là qu’il demeurera désormais : dans le rayon doux amer des souvenirs.

Décidemment, j’ai passé une très bonne journée aujourd’hui. Je vais le rejoindre maintenant, il a dû chauffer ma place depuis belle lurette et il doit dormir comme un bébé.

Samedi, janvier 24 2004

Pour la première fois...

Je n'ai pas tremblé sous ses lèvres.

Je ne parle pas de Lui, qui me fait frissonner juste avec le son de sa voix mais d'un autre.

Autre qui avait une très grande place dans ma vie, dans mon coeur, je crois que je l'ai aimé très fort pendant un moment.

J'ai souvent tremblé quand il m'embrassait sur la joue, quand il m'effleurait le front de ses lèvres. J'attendais plus. J'attendais ses lèvres sur les miennes, son corps sur le mien. Ses doigts qui voletaient dans mes cheveux, les ciseaux claquant à mes oreilles, son rire, son odeur, sa peau....

D'habitude quand je l'évoque, une intense nostalgie m'envahit. Nostalgie de ce qui a été, de ce qui aurait pu être, de ce que j'ai rêvé, de ce que j'ai reçu, de tout ce que j'ai donné. Mais pas là. J'étais simplement heureuse de le revoir, de discuter, de rire avec lui. Ca faisait tellement longtemps que ça ne nous étais pas arrivé. Simplement.

Je suis guérie de lui, je le sais depuis un moment, mais aujourd'hui a été la confirmation. Si mon amour n'était pas là, je ne sais pas ce que j'aurais pensé. Sans doute un ultime espoir se serait ranimé... J'aurais insisté pour le revoir vite, pour le réimposer dans ma vie, pour le "forcer" à me revoir (pas difficile, il bosse à 2 pas de mon boulot maintenant), pour tenter ce qui n'a pas été, et qui ne sera jamais.

Je n'aurais pas pensé à l'époque que le revoir serait aussi apaisant. Toutes les interrogations que je pouvait encore avoir à son propos ne sont plus, n'ont plus cours. Je sais qui j'aime et ce n'est plus lui.

Je suis heureuse, vraiment. J'aime, je suis aimé. Que demander de plus ?