Le monde à Toonnette

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Jeudi, décembre 8 2005

Youpeee

A la radio ce matin (oui oui j’étais levée avant 8h, en ayant dormi que 2h30) j’ai entendu que la méthode globale d’apprentissage de la lecture serait abandonné à la rentrée prochaine pour revenir tout simplement au B A ba, la méthode syllabique. Ou comment au bout de 15 ans l’état se rend compte qu’ils ont fait sortir de l’école des gamins de plus en plus analphabète voire illettrés. Je connais certains instits qui vont enfin pouvoir ressortir au grand jour les méthodes qu’ils n’ont jamais vraiment abandonnées.

Je vois mon neveu qui apprend à lire cette année, peiner sur sa lecture car il ne sait pas décomposer le mot. Il faut bien le dire, la méthode globale, c’est quand même du grand n’importe quoi. Faire “deviner” des mots aux gamins pour qu’ils apprennent à lire, c’est un peu leur donner une BD où ils ne comprennent au début que les dessins et pas les textes… Et leur faire répéter par coeur ce que la maîtresse leur dit.

On va être à Noêl dans 3 semaines, et mon neveu ne reconnait que quelques mots. Alors que lorsque j’ai appris à lire il y a maintenant 25/26 ans (ouhaaaaa faudra que je fasse une estimation un jour du nombres de livres que j’ai pu lire depuis…) à Noêl, plus de la moitié de la classe avait déjà de bonnes bases en lecture, et on entamait joyeusement à la rentrée le tome 2 du bouquin d’apprentissage. Et moi je lisais le journal pour m’entraîner.

Dimanche, mars 7 2004

J'adore

les week ends passé avec lui…

Là je suis seule, il est parti se coucher, un peu épuisé sans doute à la fois par nos ébats et par le léger abus d’alcool…

Merveilleuse journée que celle passé dans les bras de mon amour.

Les ingrédients idéals sont : ne rien avoir de précis à faire, dormir tard, faire l’amour plusieurs fois, ne pas être séparé de plus de 10 mètres de toute la journée, se toucher un maximum, s’embrasser encore plus, faire les magasins avec nonchalance, sans but précis en fait…. Finir dans un bar, un pub ensuite. Rencontrer des tas d’amis un peu perdu de vue, les entendre dire qu’ils sont heureux de mon bonheur avec Lui…

J’adore quand il fait le clown pour moi, quand il me chante des trucs à l’oreille. Il semble si peu porté à cela quand on le voit la première fois. Mais quand il se laisse aller c’est toute sa retenue qui saute, et il redevient un gamin insouciant, heureux de vivre et de faire le fou.

On était ensemble quand j’ai revu celui qui a fait battre mon coeur pendant si longtemps. Et là la se confirme : plus rien de ce sentiment amoureux qui a très longtemps accompagné toutes mes pensées vers lui. De la tendresse oui, mais mon coeur ne manque plus un seul battement quand je le reconnais de loin dans la foule.

Et rien non plus quand ses lèvres effleurent ma joue par 2 fois. Et toujours son odeur reconnaissable entre 1000, tellement familière pour moi… Mais plus une seule bouffée de nostalgie ni de désir quand je l’évoque sur ce qui aurait pu être, ce qui a été et ce qui aurait dû être ensuite. Non rien. Je peux donc dire que je suis enfin guérie de lui, mais une autre obsession a pris la place devenue libre en moi.

Ce soir un peu de mon passé est mort, non pas vraiment mort, mais s’est éteint en moi. Je le garde au chaud dans mon coeur, car c’est là qu’il demeurera désormais : dans le rayon doux amer des souvenirs.

Décidemment, j’ai passé une très bonne journée aujourd’hui. Je vais le rejoindre maintenant, il a dû chauffer ma place depuis belle lurette et il doit dormir comme un bébé.

Jeudi, octobre 9 2003

On va croire...

que je mets 3 heures pour écrire dans ce blog…

Il n’en est rien, je suis constamment dérangés par des utilisateurs qui ont besoin d’aide. J’écris donc en pointillés, ce qui me permet de voir évoluer ma pensée tout au long dune matinée.

Je sais qu’il me lit. Je sais qu’il aime ce que j’écris. Et j’aime écrire, comme si je ne m’adressais qu’à lui.

Ô mon amour, mon bel amour, ma déchirure.

Je te revois il y a combien ? 3 ? 4 ans ? On était à Paris et tu devais te rendre dans une boutique pour acheter un stylet pour ton agenda electronique ou un truc comme ça. Nous t’avions accompagné par désoeuvrement en attendant la suite des événements. Et par pure malice nous avions tripotés tous les bidules proposés dans la boutique en nous exclamant comme des provinciales que nous étions. Nous avions fini par jouer avec l’un d’entre eux (mini tournoi à 2) et tu nous avais presque sorti de force de la boutique… Tu étais déjà indulgent…

Je ne savais pas à ce moment là l’importance que tu allais prendre dans ma vie… Nul ne le savait, nul ne pouvait le deviner. L’improbable s’est produit… Tu avais ri aussi parce que nous avions pris une ligne de métro jusqu’au bout, toujours par désoeuvrement et que nous l’avions fait dans les 2 sens, juste pour voir…

Je t’aime.