Le monde à Toonnette

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Jeudi, septembre 27 2007

Automne

Cartons presque finis, meubles presque tous démontés, papier peints refais, temps tout pourris, y’a pas de doute, je déménage vraiment. Une semaine de battement entre les deux appartements, trouver un endroits où stocker le bazar et où dormir quelques nuits, je fatigue, je m’énerve et j’ai plus envie de partir.

Pas encore de taf, j’envois des candidature via le site de l’anpe et je reçois des SMS me disant quasiment tous la même chose : recrutement suspendu ou votre profil ne correspond pas… Font chier avec leur système à la con de ne pas donner le nom de la boîte, on envoi un peu au pif des CV, et peut être dans des boîtes où on a déjà postulé. Super non ?

Vivement que ça s’arrête.

Jeudi, juin 7 2007

Gris amer

J'écris de moins en moins. Pas assez de temps, pas assez d'envie, je suis seule depuis une semaine à la maison et la dépression qui couvait monte par vague. Seule parce que Kat après plus d'un an et demi de recherche a enfin trouvé un taf... mais sur Paris. D'un côté je suis super contente, de l'autre je suis littéralement terrifiée de retourner là bas. Pas envie. Pas de motivation.

Cette fois c'est sûr, l'année prochaine je ne ferais plus d'informatique. Mon contrat se termine genre le 11 septembre si mes souvenirs sont bons, et au lieu de profiter de la seconde année qu'on m'accorde, je laisse tomber. Plus envie. Plus envie de faire 100 bornes par jour pour rejoindre un établissement où les élèves sont aussi mal élevés, malpolis et surtout irrespectueux. La semaine dernière j'ai failli me battre avec un élève parce qu'il refusait de faire ce que je lui demandais, c'est à dire s'asseoir, se taire et faire sa punition. Obligé d'envoyer un autre élève chercher le CPE pour que l'altércation qui durait depuis au moins 10 minutes prenne fin.

C'est à la fois très long et très court 10 min. Et je refuse de revivre ça une seconde fois. Ils ont réussi en 10 mois à m'user plus que les 5 dernières années que j'avais passé dans un autre établissement. Chapeau bas les crétins, sachez que je ne vous regretterai pas et qu'une fois cette page tournée, vous me deviendrez encore plus indifférent que maintenant. Je sais que ça vous agace de ne pas avoir de prise sur nous, et c'est tant mieux. Que le diable, l'enfer et la pauvreté intellectuelle vous emporte, quoique certain en pense, nous ne serons jamais du même monde.

Samedi, septembre 16 2006

J'ai un nouveau taf

Pas mirobolant niveau salaire, à plus de 40 km de chez moi mais bon... Dans l'état où j'étais ce truc tombait à point pour me faire échapper à la dépression qui me guettait du coin de l'oeil depuis quelque temps.

Donc je fais le même boulot qu'avant. Admin réseau dans une école privée avec en plus une option "garderie" le mercredi après midi. Je suis censé leur pondre un projet péda pour occuper les internes le mercredi mais ils préfèrent discuter entre eux sur MSN et s'insulter copieusement. Vous voyez le genre... Je suis dans un collège/lycèe qui accueille en grande partie des élèves en difficultés scolaire. Ca va de celui qui ne fiche rien à l'école au futur psychopathe qui risque d'étrangler la grand mère qui se met sur son chemin dans la rue. On a de tout, y compris une gamine atteinte de TOC et dont le corps entier est pris de soubresauts à n'importe quel moment, et aussi une petite trisomique que je n'ai croisé qu'une seule fois pour le moment.

Bref la majorité des gamins ne respirent pas l'intelligence et leur but premier dans la vie c'est de faire chier l'équipe éducative, pas de s'en sortir. Mais d'un autre côté, comment leur demander de vrais efforts quand on sait que leur parents sont pour la plupart de simples ouvriers, bref issus des couches les plus pauvres (et mal éduqué) de la population ? Ils ne connaissent de la culture que la télé, Internet pour eux c'est un chat géant et la PS2 (ou PSP) le summum de la richesse... Regardent d'un air bovin le petit qui lit Harry Potter et se moque de lui quand il fait une recherche sur les chevaux au lieu d'"aller sur MSN" comme ils disent.

D'un autre côté ils ne se leurrent pas. Ils sont là parce qu'ils ont merdé à l'école, parce qu'ils ont pas envie de faire de grandes études, et aucun n'aurait l'idée de mettre sur sa fiche de renseignement un métier nécessitant plus qu'un bac pro ou techno. Je ne sais sincérement pas ce qu'ils valent, je sais seulement que, à 15 ans, certains anônnent quand on leur demande de lire le message d'erreur qui apparaît sur l'écran de l'ordinateur. Et même si je les trouve crétin, débiles, bref des ado normaux, je me dis quand même que certains parents méritent des baffes pour ne pas avoir fait plus attention à leur mioche.

Parce que pour certains c'est ça. Les parents les ont collé là pour s'en débarasser la semaine, une sorte de voie de garage pour qu'iln n'aient plus à s'occuper d'eux, les profs et le maître d'internat s'en chargera...

Niveau informatique j'ai été à la fois agréablement surprise, mais aussi atterrée. Le réseau info est bien développé, les ordis ne sont pas trop vieux, la plupart en bon état. Mais hier je me suis retrouvé sur le cul en voyant un logiciel de p2p installé directement sur le serveur péda par l'ancien admin réseau. Alors que tout le monde me disait qu'il était bien tout ça tout ça... Mouai. J'ai l'impression qu'il a laissé traîner des trucs le plus longtemps possible pour les laisser à la charge de son remplaçant, sans laisser de memo sur les trucs à savoir. Bref j'ai du taf pour au moins jusque Noël là, je m'en plains pas l'ambiance est pas trop mauvaise et la directrice jeune et dynamique.

Samedi, avril 29 2006

Mouai...

Ca allait mieux aujourd’hui. Sauf que j’ai bien cru avoir une crise cardiaque à 15h en me rendant compte que la répétition générale pour la prestation de juin était à 18h30 aujourd’hui et que je n’avais rien bossé de la semaine.

Alors hop hop hop, Cd dans le lecteur, sélection de la piste, inspiration pour chanter et… blocage… Heu… C’est quoi ça ? Je ne chante pas dans cette tonalité moi ! 2 tentatives plus tard c’est sûr, ce n’est pas la bonne tonalité pour répétér. Et hop un morceau en moins à bosser, tralalala. Je prend mes partoches, hum… celle là je connais, j’écoute et je me laisse emporter à chanter la chanson au lieu de faire les choeurs… Ca avance pas beaucoup mais ça défoule.

Je farfouille pour trouver un live de Queen et voir comment il négocie son phrasé en live. Mince rien du tout sous la main, tant pis on fera sans. 2 passages plus tard je suis assez contente de moi et je m’accorde une petite récréation en chantant à tue tête Coma de Guns N’Roses. Rien de tel pour bosser son souffle et son anglais. Résultat à 16h j’avais chanté au max 2 fois chacune de mes chansons (suis soliste sur 2 titres sur 6 quand même). J’ai donc été prendre une douche et fais un passage rapide sur Wow pour papoter avec les gens de ma guilde.

18h25 j’enfile mes basket et je fonce à ma voiture. 20 mètres plus loin je fais un arrêt pour prendre mon courrier et bisouter mon neveu qui fait du vélo devant chez ma soeur, 18h26 et 27 je suis toujours en train de faire des bisous et des câlins. A 28 je reprend le volant et 7 minutes plus tard je me garde devant chez ma prof, après avoir fait un détour pour cause de tête en l’air… J’avais pris la route pour aller à la crèche ^^

18h35 je suis en train de dire bonjour à tout le monde et on a commencé à bosser 10 min plus tard. 20h32 Les solos ne sont pas trop mal passés, les choeurs vont être magnifiques je fais salut à tout le monde en vitesse et je rentre prendre mon chéri pour aller faire 2/3 courses dans une grande surface qui ferme tard.

Et depuis j’ai une patate d’enfer. Y’a pas à dire la musique m’a énormément manquée pendant mon année à Paris. C’est les voisins qui vont souffrir ^^

Lundi, janvier 26 2004

Glissades

11h au boulot : je regarde par la fenêtre et que vois je ? La neige ! Youpee tralalala, j’aime bien la neige, j’aime bien le bruit qu’elle ne fait pas en tombant, cette impression ouaté qui se dégage de toute cette blancheur, la sensation de la neige sur ma peau…

12h Sortie du boulot et là LE hic. La neige ça glisse. Après avoir traversé la rue en une superbe glissade made “dans mes baskets”, je me retrouve collée contre ma voiture. Ni une ni 2 je saute dedans pour aller manger un restant de lasagnes chez moi, bien au chaud. C’était sans compter sur la neige, qui sournoisement, à la suite du passage des voitures, s’écrase, se tasse, se fait glissante sous les roues.

Et c’est comme ça que je me retrouve régulièrement sur la voie de gauche pour avancer jusque chez moi. Remarquez, c’est joli tout ces zig zag dans le rétro intérieur de ma voiture. Ils prouvent ma maitrise parfaite de la conduite sur neige. Comment ça je suis censée aller tout droit et pas faire de dessins dans la neige ? Je fais ce que je veux non mais !

Arrivée chez moi après juste une frayeur : forcément y’a toujours un abruti pour freiner brusquement en plein dans un virage et commencer un joli 190° devant moi… enfin quand je dis devant, je mets au moins 100 mètres entre les voitures qui me précèdent et moi, histoire de bien voir mes propres traces de zig zag dans la neige. Donc ledis abruti se retrouve sur la voie de gauche dans le bon sens de la marche de ladite voie. Moi je passe en rigolant doucement.

Le hic ensuite, c’est que la neige, loin de s’arrêter (pour une fois qu’elle est de sortie elle en profite la bougresse) continue de tomber. Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… Me voilà obligé d’appeler le boulot pour cause d’impossibilité de remonter la pente devant chez moi. Sans élan, impossible de le faire, d’ailleurs le voisin vient pour la 3ème fois de reculer sur notre trottoir, encore une fois et il nous payera un coup à boire je crois.

Bref, j’étais censé rester chez moi, peinarde, mais quand j’ai vu la lame passer devant chez moi suivi de près par la saleuse, je me suis dit : bon, la sieste sera pour demain on y va.

Et ben, sel ou pas j’ai quand même mis plus d’une demi heure pour un trajet qui ne me prend d’habitude que 10 pauvres minutes.

Tant mieux, j’ai eu le temps de parfaire mes glissades dans la neige fraiche, parce que la saleuse ne faisait que passer… Elle retournait faire son sock de sel en fait…

Jeudi, octobre 9 2003

On va croire...

que je mets 3 heures pour écrire dans ce blog…

Il n’en est rien, je suis constamment dérangés par des utilisateurs qui ont besoin d’aide. J’écris donc en pointillés, ce qui me permet de voir évoluer ma pensée tout au long dune matinée.

Je sais qu’il me lit. Je sais qu’il aime ce que j’écris. Et j’aime écrire, comme si je ne m’adressais qu’à lui.

Ô mon amour, mon bel amour, ma déchirure.

Je te revois il y a combien ? 3 ? 4 ans ? On était à Paris et tu devais te rendre dans une boutique pour acheter un stylet pour ton agenda electronique ou un truc comme ça. Nous t’avions accompagné par désoeuvrement en attendant la suite des événements. Et par pure malice nous avions tripotés tous les bidules proposés dans la boutique en nous exclamant comme des provinciales que nous étions. Nous avions fini par jouer avec l’un d’entre eux (mini tournoi à 2) et tu nous avais presque sorti de force de la boutique… Tu étais déjà indulgent…

Je ne savais pas à ce moment là l’importance que tu allais prendre dans ma vie… Nul ne le savait, nul ne pouvait le deviner. L’improbable s’est produit… Tu avais ri aussi parce que nous avions pris une ligne de métro jusqu’au bout, toujours par désoeuvrement et que nous l’avions fait dans les 2 sens, juste pour voir…

Je t’aime.